Parc de la Mauricie; 2 salles, 2 ambiances.

Récit en deux mouvements de notre sortie en Mauricie en juillet 2019. Deux pilotes, deux points de vue, une belle randonnée!

« PAC » raconte

PAC

13 juillet 2019, journée très chaude et bleue, parfaite donc pour rouler entre amis! Je pars avec Marc-Antoine direction parc national de la Mauricie. Coin totalement méconnu pour mes pneus et moi-même!

Arnold n’est pas de la partie car si mes souvenirs sont bons, il était à sa 18ème séance d’épilation du maillot brésilien… On ne juge pas s’il vous plaît. Bref, c’est ainsi, clopin-clopant (car il faut bien respecter ces p*tains de limitations de vitesse) que nous nous dirigeons vers le nord-est de Montréal, à 2h environ. Belles routes pour s’y rendre avec une petite portion d’autoroute mais nous rejoignons rapidement des 2 voies aux bordures verdoyantes! Arrêt au Mc Do, un classique pour reprendre la route bien gavés!

Pour entamer la portion bitumée du parc, tu payes l’entrée car comme beaucoup de choses au Québec; dès que c’est « fun », tu craches! Donc, délestés de 8$ chacun (je mens car M.-A. m’a rincé), nous passons le péage et là; un tapis de velours d’une quarantaine de kilomètres s’offre à nous, une route aussi lisse qu’une peau de bébé fait frissonner mes pneus, je les sens vibrer d’impatience!

Aussi beau que neuf, cet asphalte aux allures de circuit est propice à des inclinaisons de ouf (j’y ai d’ailleurs laissé des bouts de cale-pied). Au loin, nous voyons une succession de chicanes et de courbes sortie tout droit de nos rêves les plus dingues mais la réalité vient vite nous calmer quand nous lisons que toute la zone est limitée à 50 km/h. Dans mon casque, les québécois en ont encore pris pour leur grade mais bon, c’est la vie, hein!?

De temps en temps, discrètement, nous faisons des pointes à… 90! Oui, on est malades!

Si la CIA lit cette fin de texte, sachez que c’est Marc-Antoine qui m’a forcé. Moi, je suis pour que les règles soient respectées À LA LETTRE, surtout quand il s’agit de moto!

La Bolt de PAC

Pour résumer brièvement, c’était une excellente journée car j’ai pu rouler avec un ami sous un soleil radieux et les paysages étaient splendides (comme bien souvent au Québec, avouons-le!) mais le parc en lui-même m’a déçu par sa limitation de vitesse à 50km/h tout le long!

PAC

« MAM » en rajoute:

Je ne rajoute rien à l’almanach de la journée si bien détaillé par PAC. Je ne déchire pas non plus ma chemise à la lecture de ses factoides et Fakenews colportées par ce dernier.

Je rajoute plutôt que cette journée avait salement commencé, par une série de décisions douteuses et de détours manqués sur le très décrépit réseau routier montréalais. Seul point positif de la matinée, mon V-Strom équipé de sabot moteur, barres de protection et pneus trail me donnait rendement attendu.

Avec une heure et demi de retard, je rejoignis PAC pour la fameuse randonnée. La rencontre qui devait être à 7h30 se produisit plutot à 9h00. Qu’à cela ne tienne, c’est parti, on roule. C’est notre première sortie ensemble. Alors on s’étudie, on ose faire des pointes un peu plus rapides, on évalue le comportement routier de chacun.

Au rythme des arrêts de ravitaillement en essence (la Bolt de PAC n’a pas une très grande autonomie) on fait des rencontres. Ce motocycliste avec un Concours 14 qui nous raconte qu’il a perdu la valise sur l’autoroute, cet autre avec son FJR qui roule avec sa femme. Et votre serviteur qui distribue les cartes avec l’espoir qu’ils viendront s’abonner à la chaîne Youtube.

Quelques arrêts obligés seront faits pour prendre des photos, pour faire la vidange et le plein. Nous arrêtons à St-Élie-de-Caxton prendre le café et l’autre côté de la rue, Frédéric Pellerin parle gentiment à des passants l’ayant reconnu. Puis au moment de partir, un autre type en camionnette freine brusquement puis recule vers nous pour m’annoncer qu’il vient de s’acheter un V-Strom 2018. Et moi je sors mes cartes, sait-on jamais.

Le Parc national de la Mauricie, scindé en deux par des travaux au lac Wapisagonke, est un endroit de prédilection pour les motocyclistes et pour…les flics. La route sinueuse et la qualité du bitume sont autant de bonnes raisons qui nous tentent à pousser un peu la limite. Mais ce jour là, ils étaient comme les étoiles filantes à chaque fois que je tente d’en voir: absentes.

Au retour, les étoiles filantes ce sont nous! Avec un léger malaise, j’admets que nous avons mis moins de temps pour revenir que pour y aller. PAC devait avoir un BBQ à faire et une russe à courtiser, je sais pas…

Mais une sortie que j’ai adorée, qui a permis de connaître ce maudit français un peu mieux et de prendre quelques belles images!

Marc-Antoine

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