26 octobre 2021

Rebel un jour, rebelle toujours? 1/3

Première partie.
Depuis 2018, Honda Canada me prête différentes motos et là… c’est la première fois que je ressens un pincement au coeur en quittant une moto de presse. Après 800 km en compagnie de cette Rebel 1100, je suis carrément tombée sous le charme de sa puissance et de sa personnalité très vivante, très colorée!

Puisque son nom rime avec ma ville d’origine, l’idée de m’y rendre  »en pèlerinage » me saute aux yeux. Fondée en 1665, Sorel est la quatrième plus vieille ville au Canada, après Québec, Trois-Rivières et Montréal. Mon ancêtre Paul (de son prénom) Hus et ses descendants s’établirent justement là-bas, dans les îles de Sainte-Anne-de-Sorel à la fin du 17e siècle.

D’ailleurs, saviez-vous que c’est à Sorel que fut illuminé le premier sapin de Noël en Amérique du Nord? Issu d’une longue tradition allemande, c’est la femme du général Friedrich Adolf von Riedesel qui décora un sapin, devant la Maison des Gouverneurs, le 24 décembre 1781 !

Afin de rouler vers Sorel en Rebel, je commence donc par me rendre chez Profil Moto à Beloeil. Michel, le sympathique propriétaire, me la présente. L’écran est simple et d’utilisation facile. Trois modes sont disponibles : RAIN pour une conduite en douceur lorsqu’on circule en ville ou sous la pluie, STANDARD pour un moteur plus nerveux et SPORT pour des accélérations vachement plus vives! Le régulateur de vitesse – le  »cruise control » – est bienvenu car il pourra m’aider à respecter les limites de 50 km/h. Son odomètre indique 3482 km et son écran affiche 30°C. Ouf. Heureusement, je porte un manteau ‘mesh’!

Une fois assise, sa hauteur de selle m’étonne et rend, ma foi, les manœuvres à basse vitesse extrêmement aisées. Par contre! Quand vient le temps de partir et déposer mes pieds, je ris de bon coeur en cherchant les appuis-pieds! Situés à mi-chemin entre les jambes étirées et la position standard, je finirai par m’y adapter après une journée à rouler… et à effectuer plusieurs arrêts.

Puisqu’il fait 30°C, je ne peux m’empêcher d’ouvrir les genoux pour m’éloigner de la chaleur dégagée par le moteur. En empruntant la 223 nord, je roule le long du Richelieu et lorsque je croise des motocyclistes, je les salue de ma main droite. Ben quoi! Son régulateur de vitesse me le permet alors, pourquoi ne pas déstabiliser un peu les conventions?! D’ailleurs, ses 87 chevaux en mode Sport me font apprécier les stops et les lumières rouges. Wouah. Quelle puissance et quel beau son elle émet, cette Rebel lorsque j’accélère!

Concernant la posture au guidon, elle est vraiment ergonomique pour mes 5’ 6’’ 1/2. Je me sens à la fois solide sous le vent… et fière sous le casque! Toutefois, mes bottes de moto aux talons de 2’’ – si pratiques lorsque la selle est haute – ne conviennent pas du tout au système d’embrayage de la Rebel. Dès le lendemain, je constaterai à quel point mes
bottes à semelle plate rendent sa conduite beaucoup plus fluide et plus agréable!

Cette moto est tellement maniable qu’il est presque difficile de croire qu’elle est propulsée par un bicylindre de 1100 cc. Son poids est similaire à celui de ma CB alors que je sens la Rebel beaucoup plus légère! Son judicieux design permet d’oublier ses 221 kg. Cette Rebel est un vrai régal et chose certaine, elle aime les courbes! Lorsque la route est lisse, c’est un pur délice! Toutefois, la rigidité de la suspension arrière fait en sorte que la Rebel me tape les fesses allégrement quand le chemin est parsemé de trous et de bosses. Personnellement, je trouve ça drôle et j’aimerais bien pouvoir me soulever mais la position des  »pegs » nécessite vraiment beaucoup d’efforts… Son manuel d’instructions indique qu’il est possible d’ajuster sa suspension arrière alors, comme on dit, un motocycliste averti en vaut deux car nos routes québécoises ne semblent pas s’améliorer avec les années!!

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