Ninja 1100sx : Le poids des années
Les « Sport gt » se font rares sur le marché, laissant la part belle aux motos plus typées « aventure ». Qu’à cela ne tienne, Kawasaki fait évoluer son emblématique Ninja 1000SX pour une Ninja 1100SX afin de passer les fameuses normes Euro 5.
Comportement
Elle perd quelques chevaux dans l’aventure (136 ch à la place de 142) mais cela ne se fait guère sentir. Ce qui se fait toujours sentir, par contre, c’est le poids de l’engin. Il faut s’employer pour faire pencher la bête. Le poids (234kg tout plein fait sans valise) de la Ninja se fait sentir sur l’avant et la sensation n’est pas des plus agréables.

Pas étonnant, dès lors qu’elle soit plus à l’aise dans les longues courbes lancées que dans les virages serrés. On prendra alors plus de plaisir à adopter un style « balade » dans le sinueux qu’à être à l’attaque.

Par contre, le 4 cylindres reste un modèle d’onctuosité et le comportement général est sain. On atteint rapidement des vitesses inavouables sans y prêter attention.

Les freins Brembo de la version SE offre une belle précision et un bon ressenti.
Les vibrations du 4 cylindres se font également ressentir assez rapidement.
Esthétique et vie à bord
L’évolution esthétique est timide, mais finalement tant mieux car l’engin a fière allure.
À son bord, l’écran TFT de 4″ paraît bien dépassé par rapport à la concurrence (Suzuki GSX-S1000 GT, BMW R 1300 RS). On aurait aimé avoir une dalle plus grande à l’image de celle de la dernière Z900 surtout dans ce type de machine.

Le confort de la selle est ferme mais correct et vous permettra d’enquiller les km sans trop de douleur. La bulle protège raisonnablement son pilote malgré un ajustement limité (2 positions) et une manipulation contraignante.

Verdict 7/10
La Ninja 1100SX commence à marquer le poids des années, un moteur, châssis et une technologie éprouvée mais un prix en constante augmentation. Même si la recette fonctionne toujours, force est de constater que des alternatives plus modernes et/ou moins chères pourraient lui faire de l’ombre.

